Le président américain Donald Trump a averti que Delcy Rodríguez, désignée présidente par intérim du Venezuela, « paierait un prix très lourd » si elle ne se conformait pas aux exigences de Washington.
Dans une interview accordée dimanche matin au magazine The Atlantic, Trump a dit que : la situation au Venezuela « ne pourrait pas être pire » et que l’opération américaine ayant abouti à la capture de Nicolas Maduro et de son épouse « ne saurait être remise en cause ».
Il a également averti que « la résistance persistante des dirigeants vénézuéliens pourrait provoquer une intensification de l’intervention militaire américaine ».
La présidente par intérim vénézuélienne Delcy Rodríguez avait auparavant nié tout accord de coopération avec les États-Unis, affirmant que le Venezuela « ne sera pas une colonie » et que le pays poursuivrait la politique de Maduro.
L’armée vénézuélienne apporte son soutien à la nouvelle présidente

Entre-temps, le haut commandement militaire vénézuélien a officiellement reconnu dimanche Delcy Rodriguez comme présidente par intérim du pays, à la suite de l’enlèvement illégal du président démocratiquement élu Nicolas Maduro par les forces américaines.
Cette transition, qui vise à assurer la continuité de la souveraineté, intervient alors que la communauté internationale est sous le choc de l’assaut mené par les États-Unis contre la capitale vénézuélienne, un acte condamné comme du terrorisme d’État.
Le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, a fait cette annonce à la télévision nationale, approuvant une décision de la Cour suprême qui nomme Mme Rodriguez présidente par intérim pour une durée de 90 jours.
Padrino a qualifié l’opération d’« enlèvement lâche », révélant que l’équipe de sécurité de M. Maduro avait été assassinée de sang-froid, ainsi que des militaires et des civils, lors des frappes américaines.
« La patrie doit suivre la voie constitutionnelle », a déclaré Padrino, appelant le peuple vénézuélien à reprendre ses activités économiques et éducatives, en signe de résistance au chaos provoqué par Washington.
Alors que les responsables américains ont tenté de justifier l’enlèvement par des allégations de « trafic de stupéfiants » devant un tribunal new-yorkais, l’administration Trump a simultanément reconnu son véritable mobile : l’accès aux immenses réserves de pétrole brut du Venezuela.
Caracas considère cette attaque comme la tentative la plus récente et la plus violente d’une campagne menée depuis dix ans par les États-Unis pour renverser la révolution bolivarienne.






