Dans le contexte du bras de fer opposant l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis au sud du Yémen, des avions de combat saoudiens ont mené des frappes aériennes contre les forces du Conseil de transition du Sud (CTS) dans le Hadramaout, au sud-est du Yémen, selon la chaine satellitaire libanaise alMayadeen.
Plus précisément, les raids saoudiens « ont ciblé des positions du CTS dans le désert et la vallée du Hadramaout pendant les mouvements des forces du Bouclier de la patrie ».
Il a indiqué que « l’aviation saoudienne a mené sept raids sur le camp de la 37e brigade, contrôlé par les forces du CTS, dans la région d’Al-Khashaah ».
Il a ajouté que « les forces du Bouclier de la patrie ont été prises en embuscade par les forces du CTS pendant leurs mouvements », précisant que « des affrontements terrestres ont eu lieu directement entre les forces du Bouclier de la patrie et celles du CTS ».
Toujours selon alMayadeen « le CTS n’a pas quitté ses camps », tandis que ses médias ont confirmé que « l’aviation saoudienne les avait pris pour cible ».
Dans ce contexte, selon un responsable du Conseil de transition du Sud (CTS) faisant état de morts et de blessés suite à des frappes aériennes saoudiennes ayant ciblé un camp du CTS à al-Khashaah.
Les médias affiliés au CTS ont rapporté que « l’aviation saoudienne a ciblé des ambulanciers de l’hôpital Sayun lors d’une frappe aérienne alors qu’ils transportaient des blessés ».
Contre-attaque
De leur côté, les médias affiliés au CTS ont rapporté que « les forces du Sud progressent vers la région d’al-Abr après avoir repoussé une attaque des forces du Conseil présidentiel », qu’ils ont qualifiées de « forces du Nord ».
Ils ont indiqué que les forces du Sud « lancent une contre-attaque contre l’agression du Nord menée par l’Arabie saoudite et progressent vers les positions ennemies ».
Ils ont également rapporté la capture de « plusieurs membres des forces de Radad al-Hashimi, commandant de la 4e brigade des Forces d’urgence yéménites soutenues par l’Arabie saoudite ».
Al-Mayadeen avait précédemment déclaré qu’« un affrontement militaire se profile dans l’est du Yémen, notamment après la mobilisation des forces du Conseil de transition du Sud (CTS) et son refus de se plier aux exigences saoudiennes ».
Cette déclaration fait suite à l’annonce, plus tôt dans la journée, par le gouverneur du Hadramaout, Salem al-Khanbashi, soutenu par l’Arabie saoudite, du lancement d’une « opération pacifique » visant à reprendre le contrôle des sites militaires saisis par les forces du CTS, appuyées par les Émirats arabes unis.
Dans un communiqué, le gouverneur du Hadramaout a affirmé que l’opération vise à « restituer les sites militaires de manière pacifique et organisée, et qu’elle cible exclusivement les camps et positions militaires », soulignant qu’il ne s’agit ni d’une déclaration de guerre, ni d’une tentative d’escalade.
La coalition dirigée par l’Arabie saoudite avait mené une frappe aérienne le 30 décembre dernier, ciblant le soutien militaire étranger dans le port de Mukalla, dans le gouvernorat du Hadramaout.
La coalition a expliqué que les deux navires en provenance du port émirati de Fujairah « ont désactivé leurs systèmes de suivi, sont entrés dans le port de Mukalla sans autorisation et ont déchargé une cargaison d’armes destinée à soutenir le Conseil de transition du Sud (CTS) ».
Le sud du Yémen est le théâtre d’un conflit opposant, d’une part, le « Conseil de transition du Sud », soutenu par les Émirats arabes unis, et d’autre part, le « Conseil présidentiel de direction » dirigé par Rashad Al-Alimi et l’« Alliance des tribus du Hadramaout », soutenus par l’Arabie saoudite. Ce conflit se déroule dans un contexte où les forces du « Conseil de transition du Sud » contrôlent les gouvernorats méridionaux du Hadramaout et d’Al-Mahra.
Source: Médias



