Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a rencontré le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et le président chypriote, Nikos Christodoulides, à Jérusalem-Est.
Dans une déclaration conjointe publiée lundi, M. Netanyahu a déclaré : « Nous sommes convenus de renforcer la coopération en matière de sécurité et de technologie. »
Il a ajouté : « Ensemble, nous atteindrons la stabilité par la force, et plus important encore, la paix par la force », selon la chaîne de télévision publique israélienne Kan.
Dans une autre déclaration, M. Netanyahu a affirmé : « À ceux qui s’imaginent pouvoir restaurer leurs empires, je dis que cela n’arrivera pas. »
Les médias israéliens ont rapporté que « M. Netanyahu faisait référence à la Turquie dans cette déclaration ».
Netanyahu a ajouté : « Écoutez, nous ne recherchons la confrontation avec personne. Au contraire, nous recherchons la stabilité, la prospérité et la paix. »
Netanyahu a réaffirmé son « engagement à protéger les voies maritimes et les autres intérêts communs avec la Grèce et Chypre », exprimant l’espoir que « cette alliance » ne serait pas mise à l’épreuve.
Les médias israéliens ont rapporté que « cette réunion s’inscrit dans un contexte régional plus large et constitue un message adressé aux acteurs régionaux, notamment à la Turquie », avec laquelle les relations d’Israël sont actuellement tendues.
Force de réaction rapide : Face à la Turquie
Dans ce contexte, le quotidien israélien Yediot Ahronoth a révélé « qu’Israël, la Grèce et Chypre envisagent de créer une force de réaction rapide , une force militaire conjointe opérant en Méditerranée orientale et composée de forces navales, aériennes et terrestres ».
Le journal a expliqué que « cette force sera composée de 2 500 soldats et disposera de navires, d’avions de chasse et d’infrastructures supplémentaires. Un escadron aérien de chaque pays sera mis à sa disposition. »
Yediot Ahronoth précise que cette force sera déployée sur les îles grecques de Karpathos et de Rhodes, ainsi que simultanément en Grèce, à Chypre et en Israël.
Le journal souligne que cela « offrira à Israël une profondeur stratégique supplémentaire face aux tentatives de la Turquie de consolider sa présence dans la région. »
Le journal a établi un lien entre la création d’une « force de réaction rapide » et les « préoccupations israéliennes face à l’influence turque croissante en Syrie et en Méditerranée orientale », ainsi que ses conséquences pour la puissance occupante.
Le journal a soutenu que les événements actuels « s’inscrivent dans le cadre de messages politiques indirects visant à inciter Ankara à revoir sa politique régionale».
Source: Médias



