Le député Ali Fayyad, membre du Bloc Fidélité à la Résistance, a affirmé que l’engagement du Liban dans des négociations avec « Israël » constitue « une faiblesse fatale et révèle l’ampleur des concessions gratuites faites à l’ennemi ».

Lors d’une cérémonie commémorative à Tyr en l’honneur du martyr Ali al-Hadi Ghassan Hijazi, « Abou Ali », Fayyad a souligné que « la récente réunion de Naqoura avait mis en évidence les positions américaines et israéliennes, axées sur la coopération économique et militaire et le lien entre les volets sécuritaire et politique », a rapporté le Bureau médiatique du Hezbollah.
Il a averti que la transformation du Comité du Mécanisme, chargé de superviser le cessez-le-feu conclu fin novembre 2024 « en un cadre de discussion sur ces questions représentait une déviation par rapport à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies et à la déclaration de cessez-le-feu, et entraînait le Liban sur une voie dangereuse aux conséquences potentiellement désastreuses ».
Fayyad a insisté sur la nécessité de limiter les négociations au retrait d’Israël des territoires occupés, à la cessation des hostilités et à la libération des prisonniers libanais. Il a également insisté sur le retour inconditionnel des habitants dans leurs villages frontaliers, la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire libanais, le déploiement de l’armée sur tout le territoire et le droit du Liban à se défendre et à disposer des moyens nécessaires pour ce faire.
Le député du Hezbollah estime que toute acceptation de négociations par le Liban, compte tenu des raids et assassinats quotidiens perpétrés par Israël, affaiblirait considérablement sa position de négociation et accroîtrait le risque de concessions à l’ennemi.
Samedi, à l’issue de la dernière réunion cette année du Comité du Mécanisme, le Premier ministre Nawaf Salam a rencontré le négociateur libanais Simon Karam et lui a annoncé une nouvelle position concessionnelle.

Dans un point de presse, il a déclaré que la première phase du plan de l’armée visant à confiner les armes sous le contrôle de l’État au sud du fleuve Litani était « à quelques jours d’être achevée », et assuré que le Liban était prêt à passer à la deuxième phase du plan.
Le Liban « est prêt à passer à la deuxième phase, c’est-à-dire au nord du fleuve Litani, sur la base du plan préparé par l’armée libanaise sur instruction du gouvernement », a-t-il précisé.
En août, le gouvernement libanais a approuvé un plan visant à placer toutes les armes, y compris celles détenues par le Hezbollah, sous le contrôle de l’État. En septembre, il a approuvé un plan en cinq phases élaboré par l’armée pour mettre en œuvre cette décision, sans toutefois fixer de calendrier.
La première phase prévoit le retrait des armes du Hezbollah au sud du fleuve Litani d’ici la fin de l’année.
Cependant, le Hezbollah a rejeté à plusieurs reprises le désarmement, insistant sur le fait qu’Israël doit d’abord se retirer de tout le territoire libanais.
« Israël » et le Liban sont parvenus à un cessez-le-feu après plus d’un an d’attaques transfrontalières dans le contexte de la guerre à Gaza et de 66 jours de guerre.
En vertu du cessez-le-feu, les forces israéliennes étaient censées se retirer du sud du Liban en janvier, mais elles ne se sont retirées que partiellement, maintenant une présence militaire dans cinq postes-frontières
Vendredi, des responsables libanais, israéliens et américains s’étaient réunis dans la ville méridionale de Naqoura afin d’empêcher une nouvelle escalade du conflit. Il s’agissait de la deuxième réunion de ce type en deux semaines, alors que les violations israéliennes de l’accord de cessez-le-feu s’intensifient.
Etait présent pour la première fois le représentant de l’entité sioniste, le vice-président du Conseil de sécurité nationale.
Source: Divers






