Déclenchant des guerres dans le monde entier, Donald Trump ne semble pas vouloir ménager pas son pays.
Le 18 octobre, il a publié une vidéo générée par intelligence artificielle dans laquelle il apparaît coiffé d’une couronne, aux commandes d’un avion de chasse, et déversant une pluie d’excréments géants sur des manifestants « anti-rois ».
Cette vidéo a été sa réponse aux manifestations « No Kings » qui avaient eu lieu samedi 18 octobre à travers les États-Unis, avec la participation de plus de 7 millions de personnes, après avoir déclaré aux journalistes que les participants « ne sont pas représentatifs du peuple américain ».
Selon les observateurs, la vidéo est d’un réalisme répugnant, montrant les déjections de Trump éclabousser la tête des manifestants et souiller leurs visages.
Dans un article publié dans The Atlantic, Anne Applebaum explique que la vulgarité du président relève d’une stratégie politique : « Trump a voulu se moquer et salir des millions d’Américains en les représentant littéralement couverts d’excréments, précisément pour qu’aucun de ses partisans ne veuille se joindre à eux ».
Applebaum détaille la stratégie de Trump : « La nature de la diffamation n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est l’intention sous-jacente : ne répondez pas à vos détracteurs. Ne discutez pas avec eux. Ne les laissez pas convaincre qui que ce soit. Décrivez-les comme des radicaux dangereux… »
Selon Dr Kevin Barrett, le professeur à l’Université du Wisconsin à Madison, Applebaum en connaît un rayon sur ces « outils du manuel autoritaire ».
« Elle et ses compatriotes juifs sionistes les utilisent depuis longtemps contre tous ceux qui osent contester activement le pouvoir juif et ses mythes fondateurs : l’Holocauste, le mythe plus global de l’innocence juive face à une persécution toujours infondée, la légitimité d’Israël, les récits officiels ridicules des assassinats de Kennedy et du 11 septembre, le mythe de la banque privée basée sur le prêt à réserve fractionnaire qui ne serait pas une simple chaîne de Ponzi frauduleuse mise en place par les juifs, et celui selon lequel la domination juive des médias, de la finance et du crime organisé ne serait qu’un «trope antisémite», et bien d’autres encore. »
Barrett qui est connu pour avoir contesté la version officielle des attentats du 11 septembre, accusant Israël d’en être le véritable auteur, estime que Trump qui « ne peut remporter aucun débat factuel, même lorsqu’il a raison, car son esprit n’est tout simplement pas apte à l’analyse, fait donc appel aux émotions ».
« Et, tout comme Hollywood dominé par des gangsters sionistes juifs, il fait appel aux instincts les plus primaires et vulgaires de son public. En diffusant des images de lui-même en train de déféquer sur ses ennemis politiques, il se livre à une forme grossière de guerre symbolique », poursuit-il.
Il rappelle le discours prononcé par Trump le 30 septembre à Quantico, devant un public de généraux et d’amiraux réuni à la hâte : « J’ai signé un décret visant à créer une force d’intervention rapide capable de réprimer les troubles civils. Ce décret est donc crucial pour les personnes présentes dans cette salle, car il s’agit d’un ennemi intérieur que nous devons neutraliser avant qu’il ne devienne incontrôlable. Nous devrions considérer certaines de ces villes comme des terrains d’entraînement pour notre armée ».
Manifestement, Trump emploie les mêmes magouilles que celles qu’il utilise pour les guerres dans le monde : à l’instar des accusations infondées au Venezuela de parrainer les narcotrafiquants ou au Nigeria de persécuter les chrétiens.
Selon Barrett, étant donné que les manœuvres de Trump visant à déployer l’armée dans les villes américaines sont illégales et inconstitutionnelles, sauf en cas d’urgence extrême, il invente des « urgences » fictives, notamment un taux de criminalité en hausse (alors qu’il est en réalité en baisse) et une immigration clandestine menaçant sérieusement l’ordre public dans les villes américaines.
« Aucune de ces villes ne traverse actuellement de véritable situation d’urgence. La seule urgence est la menace, pour l’ego de Trump, de ceux qui ne l’aiment pas », d’après Barrett selon lequel Trump cherche tout simplement à justifier le recours à l’armée contre ses ennemis politiques, notamment les démocrates.
Barrett rapporte que les généraux réunis sont restés impassibles tout au long de la cérémonie, refusant d’applaudir à la demande de Trump qui les a sommés de le faire, sous peine de « faire une croix sur leur grade et leur avenir ».
Il constate que le président américain a été soutenu par son secrétaire à la Défense, Pete Hegseth qui avait dans son discours d’introduction, déclaré avec le même ton dénigrant qu’il est « totalement inacceptable de croiser des généraux et des amiraux obèses dans les couloirs du Pentagone ». Selon Barrett, Hegseth « n’a aucune expérience en matière de politique et n’a été nommé secrétaire à la Défense que pour ses divagations christiano-sionistes sur Fox News ».
Vers une deuxième guerre civile
Évoquant l’assassinat présumé de Charlie Kirk par Israël, Barrett rappelle sa position précédente selon laquelle « cet assassinat pourrait un jour être considéré comme une étape majeure vers une deuxième guerre civile américaine ».
« Si le conflit entre les partisans et les opposants de Trump dégénère en violence à grande échelle, l’armée, tout comme d’autres pans de la société, pourrait se diviser en deux camps. Le scénario le plus plausible impliquerait une attaque dévastatrice sous faux pavillon imputée aux ennemis de Trump, un assassinat Charlie Kirk à grande échelle. À l’instar du 11 septembre, les auteurs sionistes pourraient faire exploser un ou plusieurs bâtiments ou trouver d’autres moyens de faire des centaines, voire des milliers de victimes », prévoit-il.
Et Barrett de poursuivre : « Mais cette fois, Trump pourrait en attribuer la responsabilité non seulement aux « musulmans radicaux », mais aussi à une prétendue coalition de pro-Palestiniens, de progressistes, d’immigrants en situation irrégulière et d’Antifa. Le président pourrait alors ordonner à l’armée d’imposer la loi martiale dans les villes à majorité démocrate et de tirer ou incarcérer toute voix dissidente. Dans de telles circonstances, il serait tout à fait naturel d’annuler ou de reporter les élections, permettant ainsi à l’empereur Trump de rester au pouvoir, soutenu par une majorité républicaine au Congrès, ad vitam aeternam. »
Depuis la guerre génocidaire israélienne de Gaza, un changement en faveur de la cause palestinienne est perceptible au sein de l’opinion publique, voire chez les chrétiens évangélistes qui ont longtemps soutenu l’entité sioniste. Voire même chez les juifs américains eux-mêmes qui ont été les premiers à exprimer leur aversion et leur démarcation de ce que commettent les dirigeants israéliens en leur nom.
Selon Barrett « les généraux et amiraux qui ont ostensiblement refusé d’applaudir Trump à Quantico pourraient bientôt être confrontés au choix suivant : obéir à un commandant en chef voyou, ou respecter leur serment à la Constitution ».
Et de conclure : « Compte tenu, toutefois, du comportement passé des officiers militaires américains, qui ont notamment cautionné les coups d’État sionistes du 22 novembre 1963 (l’assassinat de John Kennedy) et du 11 septembre 2001, leur serment à la Constitution semble peu susceptible de triompher ».
Source: Médias



