Le président colombien Gustavo Petro a accusé jeudi les États-Unis de procéder à des « exécutions » en lien avec leurs frappes contre des bateaux dans le Pacifique et les Caraïbes, qui, selon lui, ciblent des trafiquants de drogue.
Petro a déclaré que, par ces frappes, Washington procède à des « exécutions extrajudiciaires… en violation du droit international ». Parallèlement, le gouvernement colombien a appelé les États-Unis à mettre fin à ces frappes, qui ont fait au moins 37 morts et détruit neuf bateaux, selon les chiffres américains.
La position colombienne a suscité la colère du président américain Donald Trump, qui a dénoncé Petro comme un « trafiquant de drogue » et annoncé la suspension de l’aide militaire vitale à Bogota, selon Reuters.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a également qualifié le président Petro de « fou », tandis que la Colombie a rappelé son ambassadeur à Washington et a appelé au dialogue.
L’ambassadeur de Colombie à Washington, Daniel García Peña, a dénoncé les propos de Trump, les qualifiant d’« inacceptables ». Après son rappel pour consultations par son pays, il a déclaré : « En aucun cas, des menaces et des accusations de ce type, totalement infondées, ne peuvent être justifiées.»
Le président colombien a annoncé qu’il intenterait une action en justice aux États-Unis contre le président américain pour diffamation, après que Trump l’a qualifié de « harceleur ».
Petro a déclaré, dans des déclarations rapportées par les médias locaux mercredi, qu’il « se défendrait légalement devant les tribunaux américains avec l’aide d’avocats américains ».
Le président colombien a indiqué que les accusations portées contre lui aux États-Unis étaient « fausses et constituaient une diffamation de la part de hauts fonctionnaires ».
Lundi dernier, la Colombie a rappelé son ambassadeur aux États-Unis après que le président américain Donald Trump a décidé de suspendre son aide, a menacé d’imposer des droits de douane punitifs à Bogotá et a lancé une attaque virulente contre son homologue colombien, Gustavo Petro.
Les relations entre Washington et Bogotá sont de plus en plus tendues depuis le retour de Trump à la Maison Blanche. Le mois dernier, les États-Unis ont révoqué le visa du président Petro après sa participation à une manifestation pro-palestinienne à New York et son appel aux soldats américains à désobéir aux ordres de Trump.
Le président colombien a également tenu son homologue américain pour responsable des attaques israéliennes à Gaza, le considérant comme complice du crime de génocide perpétré dans la bande de Gaza.
Source: Médias



